L'ILM a été distingué, en 2010, pour ses travaux sur la ciguatéra, menés en collaboration avec l'équipe américaine de Wayne Litaker (NOAA). Le prix Tyge Christensen 2010, du nom d'un célèbre botaniste et phycologiste danois, décerné par l’International Phycological Society (http://www.intphycsoc.org), récompense la meilleure publication en 2009 sur les algues.
La publication qui a été distinguée propose une révision complète de la taxonomie de la micro-algue ciguatérigène Gambierdiscus, sous la forme d'une monographie de pas moins de 47 pages.
Cette étude portée par nos collègues de la NOAA est une continuation des travaux de biologie moléculaire réalisés au laboratoire de recherche sur les micro-algues toxiques et qui ont débouché en 1999 sur la description de 3 nouvelles espèces de Gambierdiscus (travaux parus dans la revue Journal of phycology). A cette époque, l’ILM était le premier à proposer une caractérisation taxonomique de Gambierdiscus basée à la fois sur des critères morphologiques et moléculaires.
Cette distinction annuelle vient ainsi récompenser et saluer 40 années de recherche à l'ILM, ainsi que le dynamisme de toute une équipe. Elle illustre, en outre, la prééminence de l’ILM en matière de recherche sur la ciguatéra dans le monde.
Qui est Albert Sezary ?Né à Alger en 1880, Albert Sézary poursuit une partie de ses études en France. De retour en Algérie, il est nommé interne des hôpitaux d’Alger en Aux côtés de Joseph Jules Déjérine (1849-1917) et Fulgence Raymond (1844-1910), il acquiert des compétences pointues en neurologie puis se spécialise en dermatologie et dans l’étude de la syphilis auprès de Léonard Marie Lucien Jacquet (1860-1914) et Edouard Jeanselme (1858-1935). Docteur en médecine en 1909, Albert Sézary est nommé chef adjoint du laboratoire de clinique médical de l’Hôtel-Dieu et chef de clinique médicale à l’hôpital Laënnec, puis chef du laboratoire de la clinique des maladies cutanées et syphilitique à l’hôpital Saint-Louis, de 1919 à 1926. Professeur agrégé en 1927, il devient en 1929 chef de service à l’hôpital Broca et Saint-Louis. Il est élu successivement président de En 1938, membre de l’Académie de Médecine, il décrit le syndrome qui porte son nom, variante leucémique du lymphome cutané des cellules T. Albert Sézary décède le 1er décembre 1956 à Paris. Extrait du mémoire présenté par
Ils ont notamment permis de mettre en lumière et de préciser les points suivants :
En s'appuyant sur l'ensemble des outils de détection en cours de développement et/ou de validation au laboratoire, notamment le test d'interaction ciguatoxines-récepteur, la stratégie actuellement retenue est une surveillance étroite et continue des zones de pêche lagonaire par un double contrôle sur
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Qui est Grégoire Tregouboff ?Grégoire Tregouboff était un scientifique d'origine russe, précurseur dans le domaine de la biologie marine dans les eaux des baies de Nice et de Villefranche-sur-Mer, et auteur de plusieurs manuels sur la planctonologie méditerranéenne. Il fut directeur de l'Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer pendant plus de 30 ans, et pour la petite histoire, n'hésita pas à engager presque toute sa fortune personnelle à essayer de maintenir les activités scientifiques de ce laboratoire. Résumé de l'allocution donnée en séance publique le 04/10/2005, à l'Institut de FranceDes efflorescences algales aux flambées de ciguatéra La ciguatéra, phénomène de bioécologie marine lié aux récifs coralliens se manifeste par une intoxication alimentaire d’un type particulier consécutive à la consommation de poissons de lagon. La maladie, caractérisée par des symptômes neurologiques typiques, a une incidence qui approche les 50 000 cas par an au plan mondial et les 1 000 cas par an en Polynésie française. La présence de substances toxiques dans les poissons de récifs a été longtemps une énigme. Les travaux développés ces dernières années de façon pluridisciplinaire à l’Institut Louis Malardé ont permis de mieux cerner certains des paramètres conduisant aux flambées de ciguatéra. Ils démontrent notamment l’influence majeure des conditions environnementales sur les efflorescences algales, l’existence de plusieurs espèces de la microalgue responsable du phénomène, avec des lignées plus particulièrement toxinogènes qui sont actuellement cultivées in vitro pour une production en masse des toxines ciguatériques. Ils ont également mis en évidence la pluralité des toxines en jeu et ont conduit à l’identification de leur nature chimique (polyéthers polycycliques lipophiles). La caractérisation des propriétés neurotoxiques de ces molécules et notamment leur affinité pour un type particulier de récepteurs membranaires, les canaux sodiques, a permis la mise au point d’un test de détection basé sur la mesure des complexes toxines-récepteur. Les résultats apportés par l'ensemble de ces travaux ouvrent des perspectives nouvelles pour une surveillance préventive du phénomène et une diminution du risque d’intoxication dans les régions insulaires du globe où la ciguatéra pose des problèmes sanitaires et économiques. |